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MONTPELLIER - NIMES : JORDAN FERRI, BIBERONNÉ AUX DERBYS

Montpellier reçoit Nîmes ce dimanche après-midi en Ligue 1 (13h), pour le 4e derby entre les deux clubs depuis la remontée des Crocos dans l’élite en 2018. Jordan Ferri va découvrir ce derby avec le maillot de Montpellier sur les épaules, lui qui en a joué un avec le maillot nîmois (1-1 aux Costières en 2019). Le milieu formé à Lyon est un habitué des derbys. Il a été bercé par la rivalité légendaire avec Saint-Etienne.


La date est cochée depuis de longues semaines. Dès que le calendrier de la Ligue 1 est sorti, Jordan Ferri s’est empressé de regarder la date du derby entre Montpellier et Nîmes. Un match aussi important que ses retrouvailles avec son club formateur lyonnais: "L’année dernière, je n’avais pas joué le match car j’étais suspendu et Teji Savanier blessé. On en a longuement parlé la semaine dernière avant le match de Dijon, on avait à cœur de jouer ce derby. Il était temps que je puisse jouer. J’attaque ma deuxième saison ici, j’étais impatient."


Il faut dire que les derbys pour Jordan Ferri, c’est particulier. Depuis tout petit, il en joue. En jeunes, quand il jouait à Saint-Rémy-de-Provence et qu’il affrontait le voisin du Pontet. Mais surtout à Lyon, où le derby est une religion. "Quand tu arrives au centre de formation de Lyon, on te formate sur le derby, explique l’actuel Montpelliérain. C’est le match à ne pas perdre dans l’année."


Et si les deux clubs se préparent pour le 121e derby en novembre prochain, Montpellier et Nîmes vont s’affronter seulement pour la 10e fois de l’histoire. Et pourtant, Jordan Ferri voit une grande ressemblance entre ces deux derbys: "Il y a une grosse ferveur, une grosse attente des supporters, il y a aussi une grosse tension ici avec notamment l’histoire de la bâche. Il y a la même rivalité entre les clubs, la même haine entre les supporters. C’est la suprématie de la région qui est en jeu. Les Montpelliérains espèrent pouvoir chambrer les nîmois au travail lundi matin."


Pas de papouille


Jordan Ferri a déjà joué ce derby, mais avec le maillot de Nîmes. Il va donc retrouver des connaissances en face, même des amis : "J’ai grandi avec Anthony Briançon, on s’est envoyé pas mal de textos la semaine dernière, mais rien cette semaine, on se concentre sur le match." Pas question pour autant pour faire de cadeaux, comme l’explique Anthony Briançon: "On ne va pas se mettre des coups par derrière, mais on n’est pas là pour se faire des papouilles non plus. Il n’y a plus d’amis sur le terrain."


Et malgré son passé nîmois, Jordan Ferri a très vite été accepté par les supporters de la Paillade : "Quand je suis arrivé ici, on m’a dit, Nîmes c’est derrière toi. Avec l’écusson de Montpellier, le derby ne se perd pas." Des supporters qui seront privés de ce match. Mais ils viendront malgré tout au stade pour accompagner l’arrivée du bus montpelliérain avec des fumigènes. Et depuis dix jours, ils affichent une bâche différente chaque jour pour faire passer les messages aux joueurs, par exemple "J-5: Toute une ville derrière vous, malgré ce huis-clos".


Montpellier, qui n’a jamais perdu contre Nîmes à la Mosson, espère continuer sa bonne série à domicile. Une seule défaite sur les 17 derniers matches, une performance qui doit permettre à Montpellier de jouer les places européennes selon Jordan Ferri: "C’est un objectif car on connaît la qualité de l’effectif qui a, en plus, été renforcé à l’intersaison. Je pense qu’on a une carte à jouer pour aller chercher cette place. On ne le crie pas dans la presse mais on en parle dans le vestiaire."


Julien Landry

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